Tunisie – Politique : ‘Le gouvernement Larayedh est voué à l’échec’ , selon Mohamed Jmour

Le secrétaire général adjoint du Parti des patriotes démocrates unifié (PPDU), Mohamed Jmour, a déclaré que le gouvernement d’Ali Larayedh “est voué à l’échec”, soulignant que son parti, en collaboration avec tous ses alliés, s’opposera à ce gouvernement, en cas de décision impopulaire et non démocratique.

Notre parti est attaché “à la tenue d’un réel dialogue national du salut”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse du PPDU tenue, lundi, à Tunis.

Il a, également, lancé une série d’accusations au nouveau chef du gouvernement, Ali Larayedh, qu’il considère comme l’un des symboles de l’échec de l’ancien gouvernement, d’autant qu’il occupait les fonctions de ministre de l’Intérieur.

“Larayedh a échoué, alors qu’il était ministre de l’Intérieur. Il a échoué à assurer la sécurité et à préserver la stabilité dans le pays “, a-t-il précisé.

Dans ce même contexte, Mohamed Jmour a accusé le parti Ennahdha d’avoir fait main basse sur les rouages de ce département et de tout l’appareil sécuritaire et d’avoir permis l’émergence d’un appareil de sécurité parallèle.

Mohamed Jmour a, également, accusé Ali Larayedh de “négligence” dans la protection des réunions des partis et du siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) le 4 décembre 2012, ainsi qu’en matière de lutte contre le trafic et la prolifération d’armes dans le pays, outre “la gestion violente des manifestations et des mouvements sociaux de protestation”, rappelant à ce niveau les évènements de Siliana.

L’ancien ministre de l’Intérieur “a, également, fait preuve de mollesse dans la gestion du dossier de l’assassinat de Chokri Belaïd”, a encore ajouté le secrétaire général adjoint du PPDU, notamment en ignorant la lettre qui lui a été adressée par le bâtonnier du conseil de l’ordre des avocats concernant les menaces reçues par Chokri Belaïd, indiquant que le ministère avait alors répondu que cela “n’avait aucun fondement”.

Mohamed Jmour a, en outre, indiqué que le nouveau gouvernement n’a pas placé, parmi ces préoccupations prioritaires, la découverte du véritable assassin de Chokri Belaïd et des commanditaires de ce crime, soulignant qu’Ali Larayedh « n’est pas apte à former un gouvernement du salut » à même de sortir le pays de la crise politique et économique.

Il a, par ailleurs, émis des réserves quant à l’indépendance et à la neutralité de plusieurs ministres choisis pour ce nouveau gouvernement, notant que certains parmi eux “ne sont pas aussi neutres qu’on le prétend”.

DI/TAP