Le porte-parole officiel de la présidence de la République, Adnane Moncer, a appelé à éviter la polémique sur les acquis et les droits de la femme en Tunisie. Il a affirmé, à ce propos, que ces acquis ne sont pas seulement ceux de la femme, mais de toute la société », insistant sur le fait que « toute rétractation est impossible sur ces acquis réalisés par la société tunisienne et qui font l’objet d’une unanimité ».En outre, Adnène Moncer a critiqué, vendredi, « la dégradation du discours politique et la déchéance du comportement moral sur la scène politique ». Il a affirmé qu’il « y a des droits qui se perdent et des atteintes à l’honneur des personnes, à un moment où il y a une grande facilité pour dénigrer et insulter. Il a appelé, dans ce cadre, à accélérer l’application des décrets-lois organisant la scène médiatique, après leur amendement, afin qu’ils améliorent le niveau du discours ».
Au cours d’une conférence de presse pour présenter le bilan de la participation du président de la République provisoire, Mohamed Moncef Marzouki, au 2ème sommet extraordinaire de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) de la Mecque, M. Adnane Moncer a évoqué les événements survenus, jeudi soir, devant la maison des jeunes de Bizerte lorsque un groupe de salafistes a tenté de s’opposer à une manifestation organisée par des associations à l’occasion de « la journée mondiale d’Al Qods ».
Le porte-parole officiel de la présidence a souligné que l’attaque des salafistes contre le festival qui avait invité le doyen des prisonniers arabes dans les geôles israélienne, Samir Kantar, sous prétexte que ses partisans appartiennent à la mouvance chiite est la preuve « de l’ignorance et d’une très grave erreur, ainsi qu’une atteinte au militantisme de Kantar ».
A propos du précédent porte-parole officiel de la présidence de la République, Ayoub Massaoudi, et son interdiction de voyage, l’orateur a expliqué qu’il n’y a aucune relation entre la présidence de la République et les poursuites judiciaires contre Massaoudi, à l’exception de la présentation de son passeport diplomatique qu’il aurait dû rendre après sa démission de son poste. Il a insisté, dans ce sens, sur les sensibilités provoquées par cette affaire où s’étaient mêlées, selon lui, la liberté d’expression aux accusations contre des personnes et des institutions.
Par ailleurs, M. Moncer a rappelé la position de la Tunisie appelant à l’extradition du président déchu et son jugement dans les affaires où il fait l’objet d’accusations.
Il a mis l’accent, par ailleurs, sur le respect de l’institution républicaine des délais fixés pour l’élaboration de la constitution et l’organisation des élections, au cours de la période entre mars et juin 2013, considérant qu’il est possible de les réaliser dans les délais indiqués.
Abordant un autre volet de la participation du Président de la République provisoire, en Arabie Saoudite aux travaux du 4ème sommet extraordinaire de l’OCI (Sommet de la solidarité islamique) ayant eu lieu à la Mecque, les 14 et 15 août 2012, il a indiqué que les questions de la coopération, du partenariat et de la coordination des positions concernant les développements actuels sur la scène régionale et internationale, notamment le dossier syrien, ont constitué les principaux points évoqués lors des rencontres de M. Marzouki avec les dirigeants d’autres pays islamiques dont, en particulier, ceux du Sénégal, de l’Iran, du Qatar et de la Jordanie.
D’autre part, M. Moncer a souligné que l’intérêt s’est orienté, lors des rencontres du président de la République provisoire avec les dirigeants maghrébins, vers les moyens de dynamiser le projet d’union maghrébine, ainsi que vers la préparation et la coordination concernant l’ordre du jour du prochain sommet maghrébin prévu à Tunis et celui du sommet méditerranéen 5+5 à Malte. Concernant le volet syrien, le porte-parole officiel de la présidence de la République a souligné que le président Marzouki a réitéré son soutien aux forces d’opposition du peuple syrien et la nécessité de sauvegarder l’unité des Syriens, dans une seule patrie, quels que soient les différends politiques, raciaux ou partisans. (TAP)


















Je regrette qu’on parle de grande facilité pour dénigrer et insulter… cela montre qu’on n’a pas reçu le message du mécontentement du peuple…
Un politicien qui n’accepte pas la critique est tout simplement un dictateur en puissance!
Des décisions importantes pour l’avenir du pays ont été prises sans aucune explication de stratégie… comme sous l’ancien régime on aurait tendance à prendre le peuple pour des moutons… et en réalité ce mutisme cache l’incompétence et la gestion anarchique du pays…
La pire des insultes que peuvent craindre nos gouvernants est le mot « Degage »… et il viendra soit à travers les urnes, soit à travers la rue!!! c’est un fait indéniable au vu du bilan catastrophique. Il n’ a plus de place pour des dictateurs dans la sphère politique en Tunisie…
Les politiciens pourront toujours essayer de se partager le gateau du pouvoir au détriment de la société civile de par la manipulation de leurs adhérents… par contre la cerise risque d’être un « Degage ».
Quand un peuple a faim et qu’il observe le gaspillage des finances publiques… on ne peut s’attendre à l’établissement d’un climat de confiance… cela finit par un divorce anticipé… après tout le mariage ne devait être consommé que pour l’élaboration de la constitution…
Et le prix à payer fut de supporter toute la famille politique au sein de l’éxécutif. Cela coûte cher au pays.