Tunisie : La ferméture des carrières d’argile met en péril l’avenir de 25 mille artisans

Le président de l’union régionale de l’industrie, du commerce et de l’Artisanat (URICA) à Nabeul, Adel Aleya a indiqué que la ferméture des carrières d’argile dans le gouvernorat de Jendouba, met en péril l’avenir de 25 mille artisans exerçant dans le secteur de la céramique et de la poterie au Cap Bon.

Dans une déclaration au correspondant de la TAP dans la région, il a appelé le gouvernement et les ministères de l’intérieur et du commerce et de l’artisanat à intervenir d’urgence, afin de trouver des solutions à cette affaire qui s’est compliquée, en raison de ce qu’il qualifie “de calculs politiques et tentative d’escroquerie par certains habitants, qui ont prétendu être les propriétaires des carrières, alors qu’une décision de justice avait confirmé leur appartenance au domaine de l’Etat”.

De son coté, la directrice régionale de l’artisanat à Nabeul, Sana Mansour Ezzine, a mis en garde contre les répercussions de l’arrêt d’exploitation des carrières d’argile dans le gouvernorat de Jendouba, indiquant que cette situation menace environ 600 entreprises et plus de 25 mille artisans exerçant dans le secteur de la céramique et de la poterie industrielle et traditionnelle qui fournit chaque année 10 millions de dinars en terme de recettes d’exporations

. Elle a relevé la nécessité de résoudre cette question dans les plus brefs délais, expliquant que le gouvernorat de Nabeul est le premier marché à l’echelle de la république, en matière de commercialisation de l’argile, qui est transformé et préparé selon la demande des artisans et leur besoins.

Dans le même contexte, le président de l’URICA a précisé que 10 entreprises, parmi celles exerçant dans le domaine de l’extraction de la dolomite à Ouled Hlel (Ain Drahem) et de l’argile (Tfal) à Jbel Touila (Tabarka) ont suspendu leurs activités, en attendant l’obtention d’un accord auprés des autorités régionales de Jendouba. Il a fait remarquer que l’arrêt d’exploitation des carrières d’argile à Jendouba a eu un impact sur son prix de vente, qui est passé de 150 dinars à 250 dinars la tonne.

Par ailleurs, il a indiqué que toutes les tentatives de réouverture des carrières ont échoué pour plusieurs raisons dont notamment, les défaillances techniques et le non respect du cahier des charges relatif aux conditions environnementales, revendiquant la création d’unités de transformation d’argile dans la région.