Tunisie : 400 dossiers de corruption transférés aux autorités judiciaires

L’Instance nationale de la lutte contre la corruption (INLC), a examiné six milles dossiers, dont 400 ont été transférés aux autorités judiciaires, sur un total de 15 000 dossiers et réclamations sur des faits de corruption qui lui sont parvenus jusqu’à ce jour», a indiqué, mardi, à l’Agence TAP, M. Samir Annabi, président de l’INLC.

Selon le président de l’INLC, les crimes de corruption relevés concernent “les malversations dinancières, l’évasion fiscale et la corruption, mais aussi le favoritisme lors des recrutements que ce soit à travers un concours ou non”. S’agissant des secteurs les plus concernés par la corruption, M. Annabi a estimé que ce phénomène touche surtout les secteurs trés rentables, tels que ceux de l’énergie et du pétrole.

M.Annabi a fait, aussi, état de la propagation de la corruption en Tunisie, tout en relevant que les périodes post- révolutionnaire, sont connues généralement, à travers le monde, par l’augmentation du nombre de ces délits, à cause de la faiblesse des structures sécuritaires et syndicales.

En revanche, a-t-il ajouté, “on remarque la régression de la corruption dans les grandes opérations, telles que les marchés publics, et ce, en raison de la disparition de la bande de voleurs de l’ancien régime ».

Afin de lutter contre la corruption, M. Annabi a appelé l’Etat “à renforcer le contrôle interne et externe au sein de ses départements et à demander des comptes aux dirigeants qui ont échoué à accomplir adéquatement leurs missions”.