Le SNJT demande à la FTF de revenir sur les sanctions prises contre la TV Nationale

Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) a demandé, mercredi, dans un communiqué, à la Fédération tunisienne de Football (FTF), de revenir sur sa décision “unilatérale” prise à l’encontre de la Télévision Nationale, appelant l’autorité de tutelle à intervenir d’urgence pour mettre fin à “ces pratiques qui touchent au cœur du droit à l’expression et à l’information et qui constituent une atteinte à l’indépendance du service public”.

Selon le communiqué, “la TV nationale a reçu le 7 août une correspondance de la FTF lui informant de l’impossibilité de lui accorder les droits de diffusion des rencontres et d’accès aux stades jusqu’à l’acquittement d’une amende décidée unilatéralement et sans préavis et ce pour avoir diffusé la rubrique “Moviola” (ndlr: séquence analysant la prestation des arbitres) pendant 19 émissions de Dimanche Sport lors de la saison sportive 2016-2017″.

Le SNJT considère qu'”interdire la télévision nationale de diffuser en direct ou en différé des rencontres sportives prive le citoyen tunisien de son droit constitutionnel à l’information et constitue une entrave à la liberté de la presse”, estimant que “l’interdiction des équipes de la télévision nationale d’accéder aux stades et une violation à l’article 10 du décret-loi n.115 consacrant le droit d’accès aux informations de leurs sources diverses”.

Le communiqué rappelle que la “télévision nationale est un service public qu’il ne faut entraver sous aucun prétexte”, ajoutant que les mesures prises contre la rubrique Moviola constituent une forme d’ingérence dans le contenu et la ligne éditoriale de l’émission Dimanche Sport”.

Le porte-parole de la fédération, Hamed Maghrebi, avait affirmé, dans des déclarations médiatiques que la FTF a appelé dans sa correspondance la TV Nationale à respecter l’article 15 du cahier de charges signé par les deux parties concernant la maviola.

Il a rappelé que “la télévision n’a le droit de faire la maviola qu’en se basant sur des images produites par une régie formée de plusieurs caméras permettant de fournir des scènes de plusieurs angles, mais l’Etablissement de la télévision tunisienne a enfreint cet article à 19 reprises, et elle doit payer 950 mille dinars, soit 50 mille dinars pour chaque dépassement”.