Transmission simultanée depuis Tunis de la cérémonie d’ouverture du 70e Festival de Cannes

Parallèlement à l’ouverture officielle du 70e Festival de Cannes, dans le Sud de la France, les cinéphiles en Tunisie ont pu suivre la transmission de la cérémonie d’ouverture de ce prestigieux festival cinématographique mondial, en direct sur la chaîne Canal + sur écran géant dans les jardins de l’Institut Français de Tunisie (IFT).

Outre les locaux de l’IFT, la transmission de cet évènement annuel très attendu a également eu au centre culturel L’Agora à la Marsa. L’avant première du film d’ouverture “Les fantômes d’Ismail” du réalisateur français Arnaud Deslpechin a été au rendez-vous dans ces deux espaces, en plus de la Salle du cinéma Le Colisée à Tunis.

Sauf qu’au siège de l’IFT, le problème technique au niveau de la lumière a empêché les spectateurs de suivre une bonne partie de la cérémonie et le défilé des artistes et stars venues des quatre coins du monde sur le tapis rouge.

Un retour sur les séquences vidéos diffusées sur la toile permet de voir l’ambiance paillette et glamour qui comme d’habitude marque la cérémonie inaugurale animée cette année par la star italienne Monica Bellucci. Agée de 52 ans, Bellucci n’a pas manqué d’exprimer “sa grande joie de l’honorable participation féminine à cette édition du festival de Cannes avec une sélection de douze (12) films de réalisatrices issues de plusieurs pays, dans les différentes sections du festival.” Lily-Rose Depp, actrice franco-américaine et Asghar Farhadi, réalisateur iranien, avaient auparavant annoncé l’ouverture de la 70e édition du Festival de Cannes.

En parallèle avec sa présentation à l’ouverture du festival de Cannes, le film “Les fantômes d’Ismaël”, est sorti également dans les salles françaises. A l’affiche de ce thriller de 1h54 mn produit en 2017, notamment le trio, Mathieu Amalric qui joue le rôle d’Ismael, Marion Cotillard dans le rôle de Carlotta Bloom, la femme d’Ismaël et Charlotte Gainsbourg, dans le rôle de Sylva, la nouvelle compagne du personnage.

Le plot du film est la vie d’un réalisateur qui perd sa femme, soudainement disparue, et restée introuvable pour plus de deux décennies. Dix ans après sa disparition, elle a été considérée comme morte mais Ismail subit mal l’absence de sa bien-aimée. Les cauchemars le traquent dans son sommeil, jusqu’au bord de la démence. Alors qu’il s’apprêtait à rentrer dans une nouvelle relation avec une femme qui travaille dans le domaine de la physique et des sciences spatiales, sa femme dont la mémoire hante toujours sa mémoire, est réapparue près de 21 ans, huit mois et six jours.

Les histoires s’entremêlent dans les évènements du film, au point où le spectateur a eu l’impression de suivre plus qu’une histoire à la fois. Dans cette fiction, l’intrigue s’accentue, entre passé et présent, action et narration, mais ceci n’a finalement pas réussi à capter l’intérêt des cinéphiles présents à l’IFT dont beaucoup d’entre eux ont dû quitter avant la fin du film.

Dans la compétition officielle 70ème festival de Cannes, 19 films concourent pour la Palme d’Or. Le jury est présidé par l’Espagnol Pedro Almodovar qui a défilé sur le tapis rouge avec le reste des membres du jury composé de Will Smith, Jessica Chastain, Maren Ade, Fan Bingbing, Agnès Jaoui, Park Chan-wook, Paolo Sorrentino et Gabriel Yared.

La compétition “Un certain regard”, à laquelle sont en lice 16 films, est présidée par un jury composé de l’actrice américaine Uma Thurman, Mohamed Diab, réalisateur, Reda Kateb, acteur, et Karel Och, directeur artistique de festival. La participation arabe au festival se limite à deux films de Tunisie et d’Algérie dans la compétition “Un certain regard ” avec “La belle et la meute”, de Kaouther Ben Hania et “En attendant les hirondelles” de Karim Moussaoui.

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