Tunisie – Justice- Propos d’Abderraouf Ayadi : Les magistrats appellent à évaluer ses capacités mentales

tunisie-directinfo-Abderraouf-Ayadi-Mouvement-Wafa-avocat_Raoudha-Laabidi-presidente-du-syndicat-des-magistratsLe comité directeur du Syndicat tunisien des magistrats, réuni vendredi 2 mai 2014 à son siège sis au Palais de justice de Tunis, a dénoncé la violence verbale du constituant Abderraouf Ayadi, président du bloc Wafa à l’ANC, à l’encontre de sa présidente, Raoudha Labidi.

Ceci est advenu lors de la réunion tenue mercredi 30 avril à la constituante et présidée par Yamina Zoghlami, députée nahdhaoui avec à l’ordre du jour la création de tribunaux spéciaux pour statuer dans les procès touchant aux martyrs de la révolution.

Le Syndicat déplore l’état de déchéance morale, et l’absence de valeurs civiques et d’une atmosphère sereine prédisposant à un dialogue constructif entre les composantes de la société civile et les membres de la Constituante.

Le Syndicat désapprouve l’attitude misogyne ainsi que la violence verbale et les propos déplacés et irrespectueux exprimés par le sieur Ayedi à l’égard de la présidente du Syndicat des magistrats.

Les propos proférés par Abderraouf Ayadi, dont les réactions hystériques, sont devenues légion à la Constituante tout comme l’ignorance et les limites intellectuelles d’El Ghassas.

Le président de Wafa avait exigé de la présidente du Syndicat des magistrats des excuses, rappelant que les constituants sont les maîtres à bord et oubliant qu’ils ne sont plus rien… Selon lui, “elle conduirait un mouvement de lobbying politique à l’intérieur du corps des juges”. Ce à quoi Raoudha Labidi à rétorqué qu’elle a été invitée ainsi que ses collègues afin d’argumenter, par force loi, la position du Syndicat quant aux dangers de créer des tribunaux spéciaux en Tunisie.

«La création de tribunaux spéciaux est à l’encontre de ce que stipule la Constitution tunisienne et ouvre grandes les portes devant de nouvelles injustices. Elle représente une atteinte à l’indépendance et la neutralité du pouvoir judiciaire».

Le Syndicat des magistrats s’est dit surpris par le degré de haine, de vindicte et de ressentiment dénotant d’un déséquilibre psychologique avéré chez Abderraouf Ayadi. Et visant le corps des juges en Tunisie dans ce cas précis.

Il faut d’ailleurs reconnaître que les juges ne sont pas les seuls à souffrir de l’attitude haineuse d’Abderraouf Ayadi qui se distingue par une agressivité, un grand degré de combattivité pour ce qui est des mauvaises causes et l’arrogance de ceux qui pensent être au dessus de tout. C’est ce qui d’ailleurs explique son recours automatique aux menaces. Ce type est reconnu pour abuser des recours juridiques, crie au complot à chaque fois qu’on lui demande des comptes ou pense qu’on veut s’en prendre à lui, et est réputé être un inquisiteur féroce. Devinez à quelle maladie on attribue tous ces symptômes?

C’est d’ailleurs pour cela que le Syndicat des magistrats, qui dépose plainte à son encontre, appelle au préalable à le soumettre à un examen médical approfondi pour s’assurer qu’il n’est pas atteint de déficience mentale. «Son attitude suscite chez nous une profonde inquiétude quant à ses capacités mentales, car entretenir un discours violent dans l’enceinte même de la Constituante représente une menace pour le peuple tunisien et la sécurité nationale dans la mesure où il risque d’inciter au crime terroriste et à l’extrémisme idéologique».

Le Syndicat des magistrats considère également que le discours calomnieux d’Abderraouf Ayadi porte atteinte aux juges et à l’Etat de droit.

Enfin, une composante de la société civile qui ose prendre position à l’encontre de ceux qui ne font que détruire la Tunisie tous azimuts depuis le 14 janvier dans son unité nationale et sa paix sociale. Ceux dont l’appétit du pouvoir nourrit leur appétit de tout contrôler, ces tyrans potentiels qui occupent des postes de responsabilité, s’entourent de disciples obéissant et s’attaquent à tous ceux qui portent des valeurs qui ne correspondent pas à leur mental dérangé.