Tunisie :
Des nouveaux métiers permettront de générer 25 mille emplois

emploi-031220121254Les assises de l’innovation et de développement économique et social tenues mardi à Carthage ont permis d’engager une réflexion en vue de la conception de 12 nouveaux métiers dans chaque imada en Tunisie.

Ces nouveaux métiers permettront de générer 25 mille postes d’emploi en 2013, a affirmé mardi Lotfi Kaâbi, conseiller auprès de la Présidence de la République chargé de l’innovation et du développement social.

« Il s’agit de nouveaux métiers indépendants et non pas de postes d’emploi relevant de la fonction publique. Ils ciblent les diplômés chômeurs dont la spécialité n’est pas demandée sur le marché de l’emploi », a-t-il précisé dans une déclaration à l’agence TAP, en marge de la réunion des assises de l’innovation et du développement économique et social organisée à l’initiative de la présidence de la république à Carthage du 5 au 8 février 2013.

Selon M. Kaâbi ces activités professionnelles ne seront pas rémunérées en dinars mais par une monnaie alternative (Nabta) servie à travers le téléphone portable.

Il a expliqué que la rémunération par cette monnaie alternative sera attribuée en fonction des heures de travail effectuées et permettra à l’employé de bénéficier de différents services et de payer ces dépenses quotidiennes.

L’idée de la monnaie alternative est basée, selon Lotfi Kaabi, sur la solidarité sociale, citant à ce propos 7 mille expériences réussies dans le monde.

L’expérience la plus récente dans ce contexte est celle menée à Toulouse (France), dénommée « violète », dont l’unité est d’une valeur d’1 euro, permettant de payer les dépenses quotidiennes telles les soins et les achats dans les grandes surfaces ou autres dépenses.

Cette première session des assises vise l’instauration des fondements d’un développement local juste, durable, global et prospère. L’objectif est d’engager un débat autour des projets qui seront lancés durant l’année 2013 en vue d’une amélioration des indicateurs de la pauvreté multidimensionnelle dans les différentes régions du pays.

Le ministre de l’éducation Abdelatif Abid avait évoqué à l’ouverture de ces assises que la lutte contre la pauvreté en Tunisie nécessite la mobilisation de toutes les parties. Le concept de promoteur social indépendant est un nouveau concept en Tunisie qui consiste à offrir des services aux citoyens sans pour autant être un fonctionnaire de l’Etat, a encore expliqué M. Abid.

La fonction du promoteur social indépendant permettra une amélioration du niveau de vie des ménages et de créer de nouvelles sources de revenus au profit des demandeurs d’emploi.

Les assises de l’innovation et du développement économique et social s’inscrivent dans le cadre du suivi du forum organisé par la Présidence de la République sur le thème « révolution contre la pauvreté » du 19 au 21 novembre 2012.

Ce forum a abouti à la conclusion que la pauvreté en Tunisie est pluridimensionnelle et que son éradication nécessite une reforme du système d’enseignement et de la santé.

La lutte contre le fléau de la pauvreté commande une réflexion concernant le vécu quotidien des citoyens mais aussi les volets politique et social ce qui permettra de promouvoir la situation des catégories concernées, selon les conclusions du forum « révolution contre la pauvreté ».

DI/TAP


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