Dominique Strauss-Kahn a été placé en garde à vue mardi matin à Lille, dans le nord de la France, dans le cadre de l’affaire dite du Carlton. L’ancien directeur général du FMI est soupçonné de « complicité de proxénétisme » et « recel d’abus de biens sociaux ».
La police judiciaire peut le garder jusqu’à 48 heures. L’interrogatoire est susceptible de déboucher sur une présentation à des juges d’instruction, a-t-on assuré de sources proches du dossier.
L’enquête porte sur un réseau de prostitution organisé autour de l’hôtel Carlton de Lille, dont Dominique Strauss-Kahn aurait bénéficié en 2010 et 2011 en France et aux Etats-Unis.
Il est susceptible d’être poursuivi non comme client de prostituées – ce qui est légal en France – mais pour « recel d’abus de biens sociaux », car les rémunérations des jeunes femmes ont été assurées par deux amis entrepreneurs du Nord, qui les ont présentées à leurs sociétés sur notes de frais.
Huit personnes sont poursuivies dans ce dossier de Lille, parti d’une affaire de proxénétisme en Belgique où un Français, Dominique Alderweireld, surnommé « Dodo la saumure » a été arrêté.
Proche de Dominique Strauss-Kahn, le commissaire divisionnaire lillois Jean-Christophe Lagarde, poursuivi pour proxénétisme aggravé en bande organisée et recel d’abus de biens sociaux, est soupçonné d’avoir organisé des déplacements de prostituées à Paris et aux Etats-Unis pour Dominique Strauss-Kahn en 2010 et au printemps 2011, quand il dirigeait le FMI.
(Source AFP)
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